mee-young arkim

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Mee-Young Arkim, Artiste plasticienne

Née en Corée du Sud en 1957, vis et travaille à Singapour

Formée en arts et design à Ewha Womans University à Séoul (1976-1982), j’ai écrit une thèse de doctorat en arts plastiques à l’Université de Paris I (1988-1993).

Enseignement en arts plastiques dans différentes universités en Corée (1983-2002).


Expositions


Rituels

Galerie du Génie
Paris
Du 3 au 14 octobre 2018


Inventaire de mon jardin botanique

Espace Christiane Peugeot,
Paris
Du 3 au 15 octobre 2018


Petits Riens

Espace Christiane Peugeot,
Paris
Du 21 septembre au 2 octobre 2017


Into Drawings

Exposition duo,
KEB Hana Bank Apgujeong PB Centre Gallery,
Séoul
Du 22 décembre 2016 au 31 janvier 2017


Sacred Knowledge

Cloître des Billettes,
Paris
Du 18 au 30 octobre 2016


Jardins intérieurs

Galerie du Génie
Paris
Du 21 septembre au 2 octobre 2016


Racines

La Cour des Arts
Tulle
Du 20 septembre au 29 octobre 2016


Rizière en terrasses

Installation éphémère
Tegallalang, Bali
19 mars 2016


Bleue comme une orange opus 2

Galerie d'Art Contemporain
Auvers-Sur-Oise
Du 9 janvier au 21 février 2016


Fibre Sensible

La Cour des Arts
Tulle
Du 9 septembre au 28 octobre 2015


Rite de Silence

Galerie du Génie
Paris
Du 1er au 12 avril 2015


Song of Myself

Le Point G
Tulle
Du 13 novembre au 23 décembre 2014


Moment Fragment

Réalisation au Marais le 21 octobre 2014
Exposition de photo Galerie AAB, Paris
Du 23 au 26 octobre 2014


Huis Clos

Galerie Charlemagne
Bois-Colombes
Du 2 au 14 octobre 2014


Jardins intérieurs

Galerie du Génie
Paris
Du 17 au 28 septembre 2014


La Vie Amoureuse des Plantes

Exposition du Génie de la Bastille, Utopia in Progress
Cité internationale des arts, Paris
Du 9 au 26 juillet 2014


Croix-Moi

L'Arrivage, 6 rue l'Arivey, Troyes
Exposition du 12 juin au 19 juillet 2014

Dans mes dessins, les formes non figuratives, lignes isohypses, signes, lettres et chiffres, se superposent avec des figures de vies, végétaux ou minuscules. L’entrelacement des formes abstraites devient cartographie, considérée comme l’environnement des vies.

Ici, je crée une nouvelle cartographie avec les trajectoires des étoiles, de leurs croisements. Il y a Croix du Sud, Grande Ourse, Cocher… L’Homme les a nommés, leur a donné des symboles et les a pris pour indicateur. Dans les enchevêtrements des constellations il y a les vies minuscules, éphémères qui s’amoncellent.


Coexistence

Le Cube Blanc, 3 rue Française, Paris
Exposition du 19 au 21 décembre 2013

J’intègre cette série de dessins, comme ils se rattachent les uns aux autres, dans des configurations murales allant jusqu’au sol et conçues de façon méticuleuse. Je dispose des feuilles de dimensions variées, tantôt selon des thèmes tantôt pour obtenir une nouvelle forme linéaire par rapport au lieu, le Cube Blanc.

Réalisés uniquement à l’encre sur papier, j’associe des formes de ce qu’on peut appeler le figuratif (figures d’animaux et végétaux, petits personnages) et de l’abstrait (courbe de niveau, signes, lettres et chiffres…). Les figures de vies et de morts se superposent sur les cartographies considérées comme l’environnement.

Dans cette composition il y a un lien indissociable entre les vies et leur environnement. Toutes les vies coexistent même avec les morts. Je provoque ici du politique et de l’écologie, pourtant, je veux parler de vie et de mort des êtres éphémères.


Jardin greffé

La Métairie Cauville
Installation éphémère du 25 au 26 mai 2013

Ce projet est réalisé à l’occasion de deux jours de fête culturelle coréenne à la métairie de Cauville. Fort de la sympathie accumulée entre la Corée et la France grâce aux enfants adoptés d’origine coréenne, je voulais participer volontairement à cet événement avec un projet précis. Ma réflexion pour ce travail est ainsi sur les rapports entre le lieu adoptif et celui d’origine.

Mon travail s’effectue dans une grange de la métairie. C’est un espace à la fois intérieur et ouvert vers l’extérieur, un abri provisoire où l’air circule. Dans ce lieu équivoque je réalise un jardin éphémère fait des greffons singuliers des végétaux et des objets.

Combinant des matériaux industriels et naturels, je travaille sur place sans exclure l’imprévu. D’une part j’écris préalablement le scénario d’une scène du jardin, d’autre part je prends des plantes et des pierres sur le champ de la métairie.

Pour ce projet j’emprunte aux formes d’art floral et de mise en pots (art bonsaï), de plus, de greffon en botanique et de celui en médecine. Je veux parler de la vie en dépit de la mort.


Carbone poŽŽétique

Kwacheon Corée du sud
Exposition du 29 au 31 mars 2013


Jardin mémorial fortuit

Quadrelle, Italie
Exposition du 31 août au 2 septembre 2012

Les fragments de pierre se trouvent facilement au pied de la montagne de Quadrelle, une commune italienne qui se situe près de Naples. Ils sont déposés là après leur usage dans le bâtiment, mais ils ont bien gardés leurs jolies matières de forme plate. C’était le matériau principal de mon travail durant la résidence à Quadrelle.

A partir de ces pierres, en mélangeant une histoire ancienne sur des oiseaux – on a percé leurs yeux pour les faire mieux chanter – je réalise les 2 autels commémoratifs dans les différents lieux pour la mémoire de ce village.

Dans la cour de Casa Stincone, utilisant le mur dans un état dégradé, avec un nid d’hirondelles, la scène rituelle était assez vivante par la présence réelle de l’oiseau et par les habitants de l’immeuble. Un autre travail, installé sur un autel religieux en ruine, dans un coin du jardin Pagano, n’a pu être montré que la nuit par un guide dans une ambiance sereine.

A minuit du dernier jour de l’exposition, j’ai détruit mes deux installations et dispersé les morceaux de pierres dans la nature. Un collègue voulait posséder un fragment de pierre sur lequel est écrit des noms de plantes sauvages en Coréen, mais cette pierre ne passait pas à l’aéroport de Naples, aussi il a du la laisser en Italie.


Mes réseaux sentimentaux

Antico Ospedale Dei Battuti, San Vito Al Tagliamento, Italie
Exposition du 2 au 30 juin 2012

Soucieuse des relations entre les hommes, entre l'homme et son environnement, des signes de respect fort sont suggérés dans mon travail. Ce qui est important c’est la relation entre moi et tout ce qui est autour de moi. Je dois mettre une relation respectueuse entre tout ce qui est et qui vit: les animaux, les plantes, les microbes, les hommes et même les substances minérales. Tous doivent être comme ils sont, comme ils sont différents.

Ce sujet est littéralement imprégné dans le projet de l’exposition à San Vito Al Tagliamento, Mes réseaux sentimentaux. L’ensemble de ces installations en volume avec des dessins, est composé de signes graphiques, d'un système de lignes. Les petites vies, comme les grenouilles et les fragments de mousses, sont dans un mélange de logogramme, de cartographie, d'écriture, de calligraphie. C’est un réseau de mon entourage, un éco-système.


Jardin Rituel

Galerie 59 Rivoli, Paris
Exposition du 27 septembre au 9 octobre 2011

Mon installation prend souvent la forme de rites associant des objets créés et trouvés, des dessins et des plantes. Les matériaux, servis tantôt avec une notion prédéterminée tantôt par une approche intuitive, sont déployés à la mesure de mon corps, de mon énergie, de mes gestes privilégiés. Inspirée d’Ikebana - arrangement des fleurs - et prenant délibérément la forme du design d’intérieur, j'arrange mes petits objets en lien avec des dessins, intéressée par la composition d’un coin d’espace. Dans ce jardin bien rangé, je suscite un inquiétant climat composé de fragments d’herbes en racines découvertes, de fumée de vapeur et de sculptures grises en ciment... En évoquant la mémoire des évènements écologiques, je réalise ici mes monuments.


Offrandes Bellevilloises

Pendant la résidence à l’Usine de la Forge (Février 2011 – Mai 2012), Belleville, Paris (Association T.R.A.C.E.S.)
Exposition du 17 au 19 juin 2011

Il pleut des oiseaux morts dans l’Arkansas aux Etats-Unis, en Suède et ailleurs, en janvier 2011. Selon les experts, les hécatombes d’animaux en série sont assez fréquentes, pas si mystérieuses et ce fait n’a pas grand chose à voir avec la fin du monde. Ils n’ont pas encore réussi à déterminer la cause de cette vague de décès.

En dépit de l’annonce des médias “le faux mystère des oiseaux morts”, l’emballement m’accompagne toujours et j’ai envie de provoquer les fantasmes. Je fais des offrandes pour ces pauvres petits oiseaux. En rendant un hommage aux fragiles, j’ai le sentiment de les protéger.

J’installe un autel associant des matériaux industriels et des objets trouvés, des dessins et des plantes. Un ensemble de mon installation devient une scène rituelle. C’est ma fascination subjective, cette thématique de forme de rite.