mee-young arkim

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Mee-Young Arkim, Artiste plasticienne

Née en Corée du Sud en 1957, vis et travaille à Singapour

Formée en arts et design à Ewha Womans University à Séoul (1976-1982), j’ai écrit une thèse de doctorat en arts plastiques à l’Université de Paris I (1988-1993).

Enseignement en arts plastiques dans différentes universités en Corée (1983-2002).


Expositions


Danse/Dessins

Youn's Studio, Corée du Sud
9 août 2019


그대의 우주

나는 풀, 새, 곤충같은 작은 생명체들을 품은 조선시대 말의 속화, ‘초충도’ 같은 그림을 그린다.
구체적인 형상들과 (돌, 식물, 새, 벌레...) 추상적인 요소들을 (문자, 기호, 지도, 별자리...) 배합하여 다양한 크기의 종이 표면 위에 주로 먹과 연필을 사용하여 제작한다.

‘국화쥐손이’ 같은 식물의 역동적인 번식행위를 관찰하고 현미경과 우주망원경을 통해 보는 미시세계와 거시세계의 조각들을 조합하여 그림을 그리는 나는 채색필사본을 제작하는 중세의 수도승을 닮았다.

광활하고 무심한 사막을 가로지르는, 작은 점에 다름없는 연약한 생명체는 그 자체가 경이롭고 또한 슬프다. 내 작업은 작고 덧없는 존재들을 위한 일종의 의식 (ritual) 행위와 같다.

윤영옥과의 협력은 불가피하다. 윤영옥에게 춤은 우주만물에 대한 공경의 몸짓이다. 살풀이가 하늘을 숭배하고 제의를 지내던 몸짓에서 유래하고 있듯, 그러하다.
오늘날의 살풀이가 다양한 전승유파가 있다 하더라도 그 안에는 즉흥성이 강한 한국춤이라는 동질감이 들어있다. 맺고 어르고 푸는, 생동감 넘치는 생명력을 보이는 몸짓으로 우주를 껴안는 듯하다.

한성준은 조선 말기에 당시 널리 추어지던 입춤, 즉흥무 등을 정리하고 체계화하면서 ‘살풀이’ 라 명명하며 손녀인 한영숙에게 즉흥무 형식으로 수건을 들고 추게 하였다. 이 춤은 춤추는 자의 내면세계를 자유롭게 표출하며 한과 흥의 속성을 동시에 나타낸다. 담백한 윤영옥의 춤이 여기서 이어진다.

윤영옥은 국가 무형 문화재 제 27호 승무 이수자이며 전통공연예술문화학교 교수이다.


Green/Red

Het Weegfhuis, Zaandjik, Pays-Bas
Du 20 au 23 juin 2019


Rituels

Galerie du Génie
Paris
Du 3 au 14 octobre 2018


Inventaire de mon jardin botanique

Espace Christiane Peugeot,
Paris
Du 3 au 15 octobre 2018


Petits Riens

Espace Christiane Peugeot,
Paris
Du 21 septembre au 2 octobre 2017


Into Drawings

Exposition duo,
KEB Hana Bank Apgujeong PB Centre Gallery,
Séoul
Du 22 décembre 2016 au 31 janvier 2017


Sacred Knowledge

Cloître des Billettes,
Paris
Du 18 au 30 octobre 2016


Jardins intérieurs

Galerie du Génie
Paris
Du 21 septembre au 2 octobre 2016


Racines

La Cour des Arts
Tulle
Du 20 septembre au 29 octobre 2016


Rizière en terrasses

Installation éphémère
Tegallalang, Bali
19 mars 2016


Bleue comme une orange opus 2

Galerie d'Art Contemporain
Auvers-Sur-Oise
Du 9 janvier au 21 février 2016


Fibre Sensible

La Cour des Arts
Tulle
Du 9 septembre au 28 octobre 2015


Rite de Silence

Galerie du Génie
Paris
Du 1er au 12 avril 2015


Song of Myself

Le Point G
Tulle
Du 13 novembre au 23 décembre 2014


Moment Fragment

Réalisation au Marais le 21 octobre 2014
Exposition de photo Galerie AAB, Paris
Du 23 au 26 octobre 2014


Huis Clos

Galerie Charlemagne
Bois-Colombes
Du 2 au 14 octobre 2014


Jardins intérieurs

Galerie du Génie
Paris
Du 17 au 28 septembre 2014


La Vie Amoureuse des Plantes

Exposition du Génie de la Bastille, Utopia in Progress
Cité internationale des arts, Paris
Du 9 au 26 juillet 2014


Croix-Moi

L'Arrivage, 6 rue l'Arivey, Troyes
Exposition du 12 juin au 19 juillet 2014

Dans mes dessins, les formes non figuratives, lignes isohypses, signes, lettres et chiffres, se superposent avec des figures de vies, végétaux ou minuscules. L’entrelacement des formes abstraites devient cartographie, considérée comme l’environnement des vies.

Ici, je crée une nouvelle cartographie avec les trajectoires des étoiles, de leurs croisements. Il y a Croix du Sud, Grande Ourse, Cocher… L’Homme les a nommés, leur a donné des symboles et les a pris pour indicateur. Dans les enchevêtrements des constellations il y a les vies minuscules, éphémères qui s’amoncellent.


Coexistence

Le Cube Blanc, 3 rue Française, Paris
Exposition du 19 au 21 décembre 2013

J’intègre cette série de dessins, comme ils se rattachent les uns aux autres, dans des configurations murales allant jusqu’au sol et conçues de façon méticuleuse. Je dispose des feuilles de dimensions variées, tantôt selon des thèmes tantôt pour obtenir une nouvelle forme linéaire par rapport au lieu, le Cube Blanc.

Réalisés uniquement à l’encre sur papier, j’associe des formes de ce qu’on peut appeler le figuratif (figures d’animaux et végétaux, petits personnages) et de l’abstrait (courbe de niveau, signes, lettres et chiffres…). Les figures de vies et de morts se superposent sur les cartographies considérées comme l’environnement.

Dans cette composition il y a un lien indissociable entre les vies et leur environnement. Toutes les vies coexistent même avec les morts. Je provoque ici du politique et de l’écologie, pourtant, je veux parler de vie et de mort des êtres éphémères.


Jardin greffé

La Métairie Cauville
Installation éphémère du 25 au 26 mai 2013

Ce projet est réalisé à l’occasion de deux jours de fête culturelle coréenne à la métairie de Cauville. Fort de la sympathie accumulée entre la Corée et la France grâce aux enfants adoptés d’origine coréenne, je voulais participer volontairement à cet événement avec un projet précis. Ma réflexion pour ce travail est ainsi sur les rapports entre le lieu adoptif et celui d’origine.

Mon travail s’effectue dans une grange de la métairie. C’est un espace à la fois intérieur et ouvert vers l’extérieur, un abri provisoire où l’air circule. Dans ce lieu équivoque je réalise un jardin éphémère fait des greffons singuliers des végétaux et des objets.

Combinant des matériaux industriels et naturels, je travaille sur place sans exclure l’imprévu. D’une part j’écris préalablement le scénario d’une scène du jardin, d’autre part je prends des plantes et des pierres sur le champ de la métairie.

Pour ce projet j’emprunte aux formes d’art floral et de mise en pots (art bonsaï), de plus, de greffon en botanique et de celui en médecine. Je veux parler de la vie en dépit de la mort.


Carbone poŽŽétique

Kwacheon Corée du sud
Exposition du 29 au 31 mars 2013


Jardin mémorial fortuit

Quadrelle, Italie
Exposition du 31 août au 2 septembre 2012

Les fragments de pierre se trouvent facilement au pied de la montagne de Quadrelle, une commune italienne qui se situe près de Naples. Ils sont déposés là après leur usage dans le bâtiment, mais ils ont bien gardés leurs jolies matières de forme plate. C’était le matériau principal de mon travail durant la résidence à Quadrelle.

A partir de ces pierres, en mélangeant une histoire ancienne sur des oiseaux – on a percé leurs yeux pour les faire mieux chanter – je réalise les 2 autels commémoratifs dans les différents lieux pour la mémoire de ce village.

Dans la cour de Casa Stincone, utilisant le mur dans un état dégradé, avec un nid d’hirondelles, la scène rituelle était assez vivante par la présence réelle de l’oiseau et par les habitants de l’immeuble. Un autre travail, installé sur un autel religieux en ruine, dans un coin du jardin Pagano, n’a pu être montré que la nuit par un guide dans une ambiance sereine.

A minuit du dernier jour de l’exposition, j’ai détruit mes deux installations et dispersé les morceaux de pierres dans la nature. Un collègue voulait posséder un fragment de pierre sur lequel est écrit des noms de plantes sauvages en Coréen, mais cette pierre ne passait pas à l’aéroport de Naples, aussi il a du la laisser en Italie.


Mes réseaux sentimentaux

Antico Ospedale Dei Battuti, San Vito Al Tagliamento, Italie
Exposition du 2 au 30 juin 2012

Soucieuse des relations entre les hommes, entre l'homme et son environnement, des signes de respect fort sont suggérés dans mon travail. Ce qui est important c’est la relation entre moi et tout ce qui est autour de moi. Je dois mettre une relation respectueuse entre tout ce qui est et qui vit: les animaux, les plantes, les microbes, les hommes et même les substances minérales. Tous doivent être comme ils sont, comme ils sont différents.

Ce sujet est littéralement imprégné dans le projet de l’exposition à San Vito Al Tagliamento, Mes réseaux sentimentaux. L’ensemble de ces installations en volume avec des dessins, est composé de signes graphiques, d'un système de lignes. Les petites vies, comme les grenouilles et les fragments de mousses, sont dans un mélange de logogramme, de cartographie, d'écriture, de calligraphie. C’est un réseau de mon entourage, un éco-système.


Jardin Rituel

Galerie 59 Rivoli, Paris
Exposition du 27 septembre au 9 octobre 2011

Mon installation prend souvent la forme de rites associant des objets créés et trouvés, des dessins et des plantes. Les matériaux, servis tantôt avec une notion prédéterminée tantôt par une approche intuitive, sont déployés à la mesure de mon corps, de mon énergie, de mes gestes privilégiés. Inspirée d’Ikebana - arrangement des fleurs - et prenant délibérément la forme du design d’intérieur, j'arrange mes petits objets en lien avec des dessins, intéressée par la composition d’un coin d’espace. Dans ce jardin bien rangé, je suscite un inquiétant climat composé de fragments d’herbes en racines découvertes, de fumée de vapeur et de sculptures grises en ciment... En évoquant la mémoire des évènements écologiques, je réalise ici mes monuments.


Offrandes Bellevilloises

Pendant la résidence à l’Usine de la Forge (Février 2011 – Mai 2012), Belleville, Paris (Association T.R.A.C.E.S.)
Exposition du 17 au 19 juin 2011

Il pleut des oiseaux morts dans l’Arkansas aux Etats-Unis, en Suède et ailleurs, en janvier 2011. Selon les experts, les hécatombes d’animaux en série sont assez fréquentes, pas si mystérieuses et ce fait n’a pas grand chose à voir avec la fin du monde. Ils n’ont pas encore réussi à déterminer la cause de cette vague de décès.

En dépit de l’annonce des médias “le faux mystère des oiseaux morts”, l’emballement m’accompagne toujours et j’ai envie de provoquer les fantasmes. Je fais des offrandes pour ces pauvres petits oiseaux. En rendant un hommage aux fragiles, j’ai le sentiment de les protéger.

J’installe un autel associant des matériaux industriels et des objets trouvés, des dessins et des plantes. Un ensemble de mon installation devient une scène rituelle. C’est ma fascination subjective, cette thématique de forme de rite.